Mark Tomkins

24>29 janvier – 21h
(relâche le 27)
Théâtre de la Cité internationale

Mark Tompkins

Opening Night, a vaudeville

 

en savoir plus

Julie Bougard

29 & 30 janvier – 20h
Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Julie Bougard

Drache &
L’ogre de Tervuren

 

 

en savoir plus

Camille Ollagnier

31 janv, 1er & 2 fév– 20h30
micadanses

Camille Ollagnier

Les Garçons Sauvages

création

 

en savoir plus

Aragorn Boulanger

5&6 fév – 20h
MPAA/Saint-Germain

AragoRn Boulanger

Swan lacK

création

 

en savoir plus

Tatiana Julien

8&9 fév – 20h30
Atelier de Paris-Carolyn Carlson

Tatiana Julien

Douve

création

 

en savoir plus

Prue Lang

14&15 fév – 20h30
micadanses

Prue Lang

Timeproject

création

 

en savoir plus

Tal Beit Halachmi

16>18 fév – 21h (17fév–18h)
Théâtre de la Bastille

Tal Beit Halachmi

Progénitures

création

 

en savoir plus

Sandra Parker

19&20 fév – 20h30
micadanses

Sandra Parker

Transit

 

en savoir plus

Mathew Day

19&20 fév – 20h30
micadanses

Mathew Day

Cannibal

 

en savoir plus

Pieter Ampe & Guilherme Garrido & CAMPO

21>23 fév – 21h
Théâtre de la Bastille

Pieter Ampe & Guilherme Garrido & CAMPO

Still Standing You

 

en savoir plus

 

« Ici, c’est autre chose que loin,
c’est ailleurs »...

nous susurre Jean Giono, en grand écrivain du pays profond, là où les hommes s’inscrivent sans faille dans un territoire connu mais sans cesse à découvrir comme leurs larges paysages intérieurs.
Le festival de cette année parcourt Paris et ses théâtres dont les salles se parent de nouvelles sensations à chaque spectacle, se répondent de corps en corps, de mouvements en mouvements. Cette année, Faits d’hiver accueille une sorte d’écho agrandi de la chorégraphie, une large respiration qui mène d’univers en univers, en pays justement bien marqués comme des caractères bien trempés. Du plus immatériel, tel celui de Gabriel Hernández qui ne se lit qu’au travers de "flashcodes" disséminés dans le programme, au plus franchement national comme les solos de Julie Bougard, témoins d’une certaine belgitude wallonienne. Du plus lointain avec ces deux chorégraphes australiens à découvrir, Sandra Parker et Matthew Day, au plus tragique, je pense à la création de Progénitures de Tal Beit Halachmi qui s’empare et se fait envahir de l’écriture de Pierre Guyotat.
Apparaissent aussi les figures masculines des cinq Garçons Sauvages de Camille Ollagnier qui reproduisent la disposition en archipel de cette édition 2013, cinq solos pour un périple en hommes. Lui répond le duo décalé, drôle, en chanson, musique et danse de Mark Tompkins, à la recherche des formes anciennes du music-hall américain, AragoRn Boulanger lui faisant signe avec son interprétation surprenante du Lac, traversée de hip-hop.
Surgit alors Prue Lang et son interrogation écologique marquée de sa culture australienne (tiens !), déboulent Pieter Ampe et Guilherme Garrido pour un tac au tac gestuel explosif, jouissif. Enfin, Tatiana Julien sous le haut patronage poétique d’Yves Bonnefoy dépose au cœur de la scène un trio de femmes habitées.
Ici, dans la ville monde, loin, au cœur de ses habitants, règne le plus utile ailleurs, la danse, l’art de l’échappée, de l’esquive et du détour, des sensations avivées et du sens murmuré.

Christophe Martin