2023 Nadia Vadori-Gauthier / Il nous faudra beaucoup d’amour

Nadia Vadori-Gauthier

Il nous faudra beaucoup d'amour [création]

  • 09.02 | 16h
  • 11.02 | 16h
  • 12.02 | 16h
Durée : 70 min
Tarifs :
Public : Tout public / En famille
Infos pratiques :

Dans les collections permanentes, entrée libre dans la limite des places disponibles.
Il est recommandé d’arriver en avance.

Opus pour trois danseurs, des œuvres et des spectateurs

Pour une fois, des tableaux vont regarder de la danse ! Ceux de la collection permanente du Musée d’Art Moderne de Paris. Et vont à nouveau, en retour, être admirés par des spectateurs… de danse.

Soudainement, subrepticement, les trois corps en déambulation révèlent une multitude d’émotions, de sensations dans leurs propres dialogues avec l’œuvre peinte, comme à nouveau exposée, offerte, étendue à tout l’espace, disponible à de nouvelles lectures. Textures, matières, cadrages, rythmes se répondent dans un va-et-vient visuel riche, enivrant voire vertigineux. Dans cette manière de relation particulière, cet intime partagé, beaucoup de délicatesse et confiance sont en jeu, de bienveillance et de curiosité. « Il nous faudra beaucoup d’amour », nous confie la chorégraphe souriante.

 

Biographie

Formée à la danse, aux arts du mouvement et de l’image, Nadia Vadori-Gauthier est chorégraphe. Elle active, par la danse, des liens à notre époque et à la Terre. Ses propositions de recherche-création questionnent les frontières entre l’art et la vie, le visible et l’invisible, le mouvant et la forme, afin de produire un art qui permette de tisser de nouveaux agencements collectifs interconnectant humain et non-humain. Après sa première compagnie Les souliers rouges, elle crée Le Prix de l’essence en 2010. Elle développe des alternatives transdisciplinaires à la représentation et aux modes dominants de visibilité/corporéité, envisageant les images et les formes non pas comme destinations artistiques mais comme vecteurs de connexion au vivant. 

Son travail investit une perspective éthique qui place la relation et la résonance à la source des processus. Auteure de sept pièces, elle compose avec la sensation, l’émotion, l’imaginaire, et l’inconscient, ainsi qu’avec une dimension vibratoire- énergétique qui l’engage à investir des états de perception modifiés. Au fil du temps, elle a créé une technique de danse en relation aux environnements nommée Corps sismographe®, permettant d’interconnecter intériorité et extériorité, conscient et inconscient dans la composition.

Artiste associée au laboratoire « Scènes du monde » de l’Université Paris-8, elle développe des propositions en lien aux oeuvres muséales et aux arbres. Elle est, par ailleurs chorégraphe pour Le Corps collectif, avec lequel elle élabore de partitions chorégraphiques impliquant une dimension collective élargie.

Depuis 2015, elle mène un projet chorégraphique quotidien de résistance poétique : Une minute de danse par jour. Un documentaire a été réalisé sur ce travail : Une joie secrète de Jérôme Cassou (sortie en salles en septembre 2019). En 2018, elle dirige la publication de l’ouvrage collectif Danser Résister (Éditions Textuel) et publie des articles dans des revues de recherche et ouvrages collectifs.

Production

Production : Le Prix de l’essence
Coproduction : Musée d’Art Moderne de Paris, micadanses-Paris
Partenaires : Soutien à la résidence de la ville de Paris
Accueil en résidence : micadanses-Paris

Distribution

Conception et chorégraphie : Nadia Vadori-Gauthier
Interprètes : Margaux Amoros, Anna Carraud, Liam Warrem
Création sonore : DJ_Reine
Administrateur de production : Jean-Baptiste Clément

 

photo © Fabrice Gaboriau / Musée d’Art Moderne de Paris