Le Festival

 

 

Entretien avec Christophe Martin

 

Le Festival Faits d'hiver privilégie-t-il certains types d'artistes ?

Globalement, le Festival Faits d'Hiver mêle deux catégories d'artistes.
Tout d'abord, nous programmons des chorégraphes émergeants ou bénéficiant d'une certaine reconnaissance auprès du monde de la danse, sans oublier les critères d'argent.
Ensuite, le Festival propose des pièces qui répondent à une part de subjectivité de ma part. En effet, j'aime sentir dans le travail d'un artiste une certaine cohérence, qui vient du lien entre une idée et une forme. Je cherche à prendre en compte le parcours de l'artiste chorégraphe plutôt que les tendances actuelles.
Résulte de ces considérations une programmation très diverse, qui a ainsi montré des pièces humoristiques, extrêmement abstraites ou encore très théâtrales. La fenêtre de tir de ce Festival est donc très large.

Qu'est-ce que cela change pour un chorégraphe de participer au Festival Faits d'Hiver ?

Ca peut changer les choses pour un chorégraphe dans la mesure où son travail est ainsi repéré dans une manifestation culturelle qui a une réputation de validation de parcours chorégraphique. Ce ne sera pas forcément là où il rencontrera le plus de public mais il y rencontre les professionnels du spectacle ainsi qu'une certaine exigence, exigence du public parisien et exigences d'un certain niveau.
Concrètement, par exemple, la compagnie Ariadone, dirigée par la chorégraphe Carlotta Ikeda, a beaucoup gagné à être programmée dans le festival Faits d'Hiver. On les a aidés au niveau de la production, c'est grâce à nous qu'ils ont pu terminer leur création, c'est également grâce à nous qu'ils ont bénéficié d'une couverture presse si importante et qu'ils ont pu obtenir 10 dates au Théâtre Paris Villette pour la rentrée 2012.
Il y a quatre ans, nous avions commandé à la chorégraphe Andréa Sitter une pièce, « la Cinquième position », et encore aujourd'hui, cette pièce tourne ! (...)
Bref, les exemples ne manquent pas !

Néanmoins, la dernière édition du Festival comptait plus de créations que de reprises…

En effet, l'année 2011 fut la première à proposer autant de créations et ce n'est pas un hasard si ce fut une bonne édition.
Depuis trois ans, le nombre de créations augmente, et c'est un parti pris assumé. On ressent un besoin de quelque chose de neuf pour le public parisien comme pour la presse et les professionnels du secteur culturel. C'est sans doute plus risqué et difficile mais aujourd'hui que le Festival Faits d'Hiver est relativement bien installé, il nous faut trouver de nouveaux défis.

En quoi le Festival Faits d'Hiver évolue-t-il ?

On travaille de plus en plus avec un système de séries, c'est à dire que chaque compagnie a de plus en plus de dates pour un même spectacle, et non plus une seule et unique date, ce qui est une chose rare dans les festivals. Cela s'explique par le choix des partenaires de diffusion ; les théâtres bien installés souhaitent souvent présenter les spectacles par série.
En cela, le Festival Faits d'Hiver est à la frange des festivals, lesquels présentent généralement une seule date par compagnie.
Par ailleurs, avec le système de la série, un nouveau rapport au public s'installe : le bouche à oreille amène des personnes différentes.

 

 

 

 

 

Créé en 1999 à l’Etoile du Nord avec le soutien de la SACD, Faits d’hiver a pris son autonomie en 2002, en multipliant ses aides institutionnelles. Au fil de ses éditions, le festival développe ses collaborations à Paris et en proche banlieue. Il a lieu habituellement sur trois semaines en janvier et février. Le festival affiche sa priorité d’un soutien aux compagnies programmées en adaptant chaque proposition artistique aux divers lieux de diffusion. Afin de rendre plus accessible la danse sur le territoire parisien, le pari affirmé d’année en année est double :
- réintroduire une diffusion de la danse dans les arrondissements,
- offrir aux compagnies des lieux de travail et des liens avec le public des amateurs.
En cela, les studios micadanses sont devenus l’un des lieux de référence du festival.

 

L'equipe du festival :

Directeur :

Christophe Martin

Administrateur :

Pascal Delabouglise

Directeur technique :

Boris Molinié

Régisseur général :

Norbert Cosotti

Equipe micadanses :

Fabienne Brugnano
Emerentienne Dubourg
Marianne Clair
Fatos Mema
N'Faly Guirassy

Assistantes à la production :

Sigolène Vicens

 

Bureau de presse

Sabine Arman

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